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L'industrie française du disque ? 4€ par mois et par internaute

Un vieux billet de blog qu'il est grand temps de ressortir... Amusez-vous bien.

Et si l’on pouvait sauver l’industrie du disque pour 4€ par mois ?
 
Une fois déjà l’Etat français, comme d’autres, était allé à contre-courant du concept même d’Internet, voire de l’informatique. Le projet des DRM était une illustration flagrante de la méconnaissance profonde de la culture informatique chez les décideurs de lois : il s’agissait de limiter la portabilité de fichiers numériques, alors que l’innovation majeure de l’informatique et d’Internet était exactement l’inverse : la libre circulation de l’information.
 
Nous avions pourtant été prévenus : le site www.lestelechargements.com, créé au moment des débats sur la loi DADVSI, aurait fait bondir n’importe quelle agence web digne de ce nom : un site facturé 180 000€ au Ministère par Publicis Net… et qui utilisait une plateforme libre, DotClear…
 
Bref.
 
A nouveau, il y a de quoi être effaré par la direction empruntée par nos représentants sur le téléchargement illégal : ils regardent en arrière. Or disons le franchement : l’avant, l’avenir, le futur, sur Internet, ce n’est pas l’Hadopi. Et pour l’industrie du disque, particulièrement. L’avenir n’est peut-être pas à la gratuité mais à l’innovation ! Le projet de loi Hadopi est rétrograde, il n’est nullement en accord avec l’évolution globale des pratiques du public et même de celles des artistes ! D’autres voies sont-elles possibles pour sauver l’industrie du disque sans menacer de priver des internautes français de leur accès à l’information, la culture, parfois l’emploi, et parfois même une partie de leur vie sociale ? OUI ! Et si leur théorie ne sont pas encore affinées, définitives et applicables, c’est une aberration que de laisser de tels débats à l’Assemblée sans même avoir poussé au préalable la réflexion, le débat, et l’expérience au maximum à propos des modes de rémunération alternatifs.
Ne punissons pas les internautes parce que leurs pratiques menacent l’industrie du disque. Sollicitons-les pour qu’ils la sauvent !

L’industrie du disque ? 3,6€ par mois et par internaute
 
Car des alternatives sont bien possibles. Il semblerait, au vu des débats actuels, que seule la vente de disques conventionnelle pourrait rémunérer suffisamment la production phonographique et ses acteurs pour qu’elle survive. Or il n’en serait rien, si jamais l’on osait pousser le débat vers la participation forfaitaire des internautes au sauvetage de l’industrie dont ils écoutent la musique. Les perceptions des principales sociétés d’auteur en 2007 furent de 750 millions d’euros pour la Sacem, 52 pour l’Adami, 58 pour la Spré, 12 pour la SPPF, 58 pour la SCPP (1) ; au total le marché total de la musique enregistrée en France fut selon la Snep de 600 millions d’euros en 2007 contre 1,3 milliards en 2002. Des chiffres qui paraissent exorbitants. Ils ne le sont pourtant pas si on les ramène tout simplement à celui des internautes en France : une trentaine de millions.
 
Le montant total des revenus de l’industrie de la musique enregistrée, à son apogée en 2002, reviendrait donc à… 3,61€ par internaute par mois. 2€ pour la seule perte depuis 2002.
 
Le problème n’est certes pas réglé. Restent les modalités de traitement, la question de l’industrie du cinéma, les internautes étrangers, bref des dizaines de problématiques. Mais voyez comme ce n’est pas impossible ! Il est tout à fait envisageable de faire compenser la perte de vitesse de l’industrie phonographique par une modeste participation forfaitaire des internautes. Et ce le temps qu’elle effectue une révolution qui lui est à la fois nécessaire et déjà en marche.
 
Dépenser pour restreindre ou pour ouvrir ?
 
On argue que cela engendrerait des frais techniques. Pourtant, la loi Hadopi elle-même engendrera une dépense de 90 millions d’euros sur trois ans (2). Une loi ne devrait-elle pas faire dépenser de l’argent pour avancer vers l’avenir, vers l’ouverture de la culture au plus grand nombre, vers les habitudes des internautes, vers le cœur même de l’innovation numérique ? Plutôt que pour son opposée, la répression ? Car ce sont les fournisseurs d’accès à Internet qui font répercuter ces dépenses sur nos factures ! Les internautes français vont payer pour qu’on traque ceux d’entre eux qui téléchargent illégalement. Ne devraient-ils pas payer pour continuer à faire ce qu’ils veulent faire, à savoir écouter de la musique en ligne ?
L’accès illimité à la culture est une bénédiction pour le public. Jamais une génération de français n’a autant écouté de musique, n’est allé à des concerts, au théâtre, n’a autant baigné dans une effusion et une créativité artistiques aussi poussées. Plutôt que de tenter de restreindre cette pratique, qui est déjà une habitude, en faisant payer les internautes pour acheter la musique qu’ils écoutent, pourquoi ne pas trouver des moyens alternatifs, qui sont à portée de main, et tenter de conserver à la fois l’industrie, à la fois l’exception culturelle, ET la liberté ?
La consommation d’œuvres culturelles n’est pas qu’un acte de consommation aux sens économique et industriel du terme. La consommation culturelle est aussi un processus d’identification, de lien social, d’épanouissement personnel ; elle touche aux particularités et au développement de la personne en ses traits psychologiques et sociologiques. Ainsi sa composante numérique ne doit pas être traitée ainsi, à savoir avec pour seul objectif la sauvegarde d’une industrie bloquée dans ses gonds.
 
Ces froids et rapides calculs ne règlent pas tout. Mais ils prouvent une chose : il y a des possibilités. Des pistes qui méritent au moins des études poussées et définitives pour connaitre l’impact exact du téléchargement… sur une industrie qui n’est pas dénuée de défauts et qui mérite aussi une bonne remise en question. Selon Patrick Zelnik, ancien patron de Naïve et qui a quitté Virgin, « la raison de la crise n’est pas la piraterie La standardisation du disque, l'application de techniques marketing de grande consommation uniformes ont fait du disque un produit industriel plus que culturel ». Une étude du professeur japonais Tatsuo Tanaka va même jusqu'à affirmer que « le peer-to-peer est bénéfique pour la vente de disques, notamment en ce que l'utilisation de ces réseaux aide à la promotion de la musique ».
Aucune réponse définitive dans tout ceci. Mais les preuves flagrantes qu’une autre voie est possible, et que nos députés devraient se donner la peine de s’y plonger.